Une Photographie à l’exposition de longue durée...
UNE PRISE DE VUE À L'EXPOSITION DE LONGUE DURÉE...
samedi 01 avril 2006
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À la suite d’un premier projet réalisé entre 2005 et 2006, ayant pour intention d'établir un rapport d'espace et de temps par une prise de vue séquentielle de 288 clichés répartis au cours d'une année. (NB : Cette réalisation fait l'objet d'une brève présentation sur cette page). Il s'agit cette fois d'un projet photographique composé d'un seul cliché sténopéïque dont le temps d'exposition aura une durée de 1 an.

Il y a bien longtemps que je réfléchis à la problématique d'une telle prise de vue. Mes conclusions étant qu'il est pratiquement impossible d'en estimer le résultat. Tout comme le projet précédent, les problèmes techniques à surmonter sont multiples, mais cette fois, il faudra de surcroît tenir compte d'un certain nombre d'agressions que subiront l'unique pellicule et l’appareil 4 saisons durant, chaleur, froid, humidité, sécheresse, brusques transitions...

La stabilité du dispositif de prise de vue est également un élément déterminant de même que l'estimation de l'exposition. Mais je reviendrai plus loin sur ces sujets.

Hugues
UNE PRISE DE VUE À L'EXPOSITION DE LONGUE DURÉE... LA CONSTRUCTION
samedi 01 avril 2006
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La seconde étape après les calculs et la constitution d'un "cahier des charges" est la construction de l'appareil.

ÉTAPE #1 : estimation de la Lumination. Il s'agit d'apprécier, (très grossièrement dans le cas présent) l'éclairement que reçoit la scène de prise de vue extérieure pendant un temps donné. Il est naturellement impossible de prédire quelle sera la lumination totale sur une année. Il m'a donc semblé équitable de mesurer l'éclairement typique d'une scène pour m'en donner une idée. Sous nos latitudes, 26911 Lux (2500 footcandles) est une valeur que l'on rencontre souvent ; loin d'être la situation la plus lumineuse, il est d'un autre côté fréquent que l'on ne l'atteigne même pas au cours d'une journée sombre et pluvieuse... Cela correspond à une vitesse d'obturation de 1/125 sec. à une ouverture de f/8 pour une pellicule de 100 ISO. À partir de là, par un cheminement aussi ésotérique qu'aléatoire, j'ai formulé que mon appareil/sténopé devait être capable d'enregistrer une scène mesurée à 26911 Lux en 15 secondes. Un diaphragme de f/250 renvoie à une exposition de 8 secondes dans ces conditions, tenant compte de l'écart à la loi de réciprocité (effet Schwarzchild) on peut légitimement doubler ce temps d'exposition voire le quadrupler en guise de correction selon les caractéristiques de la pellicule utilisée (il s'agit d'une valeur qui ne peut être déterminée qu'empiriquement). Voici donc les caractéristiques techniques à partir desquelles j'ai commencé la réalisation de mon appareil :
+ Focale : 86 m/m
+ Dimension optimale du sténopé : 0,344 m/m (en lumière du jour = 5,6E -4 nm)
+ Diaphragme : ƒ=1 : 250
+ optimisé pour une distance de prise de vue au-delà de 5 mètres à l'infini
+ résolution optique estimée à : 5,85 lignes par m/m.
+ taux de vignettage considérant un format de pellicule de 4X5 inches en surface plane= 1.87 (ce qui signifie que le vignettage sera très peu visible)

Étape #2 : la construction de l'appareil peut commencer en le 1er avril 2006. Illustration : L’appareil sans son sténopé ni son dos porte-film

Hugues
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QUELQUES SECRETS DE FABRICATION
mardi 04 avril 2006
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Cet appareil n'aura pratiquement rien coûté ! Le corps et le dos ont été réalisés à partir de chutes et pièces de bois de récupération. Les quelques vis et écrous nécessaires attendaient l'occasion d'être utiles au fond d'un tiroir. Le sténopé proprement dit a été percé dans une cannette de boisson. Les bagues de montage du sténopé ont été récupérées sur un objectif cassé et donc inutilisable déniché dans les rebuts d'un magasin de photographie. La bague porte-filtre située à l'intérieur de l’appareil est de la même provenance.

Cette bague porte-filtre est destinée à recevoir un filtre BW/ND120 ayant une opacité correspondant à 20 diaphragmes. (Cela équivaut à une filtration de 1.048.576 fois la lumière !) Avec une telle opacité conjuguée à la très petite ouverture caractéristique au sténopé, j'ignore si l'exposition sera suffisante, comment tenir compte de l'écart à la Loi de réciprocité (effet Schwarzchild), comment éventuellement tenir compte de l'effet d'intermittence qui pourrait résulter de l'alternance jour/nuit. La lumination totale sera-t'elle suffisante pour "percer" une telle opacité ? Illustration : l’appareil terminé

Hugues
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INTÉRIEUR DE L’APPAREIL
mardi 04 avril 2006
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Cette vue de l'appareil ouvert montre à gauche le dos porte-film d'une dimension de 4X5 inches ; à droite la "camera obscura" proprement dite, on distingue à l'intérieur le porte-filtre non équipé.

Hugues
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ASPECT GÉNÉRAL DE LA "CAMERA OBSCURA"
mardi 04 avril 2006
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L'appareil
L’appareil monté. Il ne reste plus qu'un peu de finitions à apporter, mais il est inutile de trop en raffiner l'aspect, 365 jours à l'extérieur constitueront une épreuve marquante de toute façon...

Hugues
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LES PREMIERS ESSAIS
mercredi 05 avril 2006
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PHOTOGRAPHIE EN SITUATION RÉELLE
Au sujet de l'emplacement de l’appareil. Les possibilités étaient limitées, il fallait trouver un endroit du jardin plus ou moins ombragé à l'écart du passage...et hors de portée de la tondeuse. J'ai au cours de la journée expérimenté plusieurs possibilités à l'aide d'un appareil ayant des caractéristiques similaires, mais plus pratique à utiliser (attache trépied, châssis porte-film 4X5" classiques, focale de 92 m/m contre 86m/m). Suite à ces premiers tests, la photographie ci-contre a été réalisée avec l'appareil du projet non équipé du filtre ND120. L'essai technique de l'appareil en lui-même est concluant, c'est également ce point de vue que j'ai retenu pour la prise de vue définitive avec cependant une contre-plongée plus prononcée. Ce n'est peut-être pas une vue spectaculaire, mais c'est pratiquement la seule situation qui satisfait à toutes les exigences fixées au départ. Il aurait fallu pointer l'appareil en direction du nord pour éviter le contre-jour, mais je n'ai pas voulu en écarter les effets dans ma composition. L'appareil est donc dirigé en plein vers l'ouest.
Pour cette photographie, le temps était ensoleillé, légèrement en contre-jour (il était 14 h). Pellicule utilisée : plan-film Ilford FP4+ 4X5" à 100 ISO exposé 6 secondes.

Hugues
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JOUR J.VENDREDI 7 AVRIL 2006
vendredi 07 avril 2006
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ILLUSTRATION: PHOTOGRAPHIE OPTIQUE
La même vue prise par un appareil optique (plusieurs images assemblées) peu de temps avant le lancement de la prise de vue le 7 avril ~ 14 h 41. Le temps est couvert et calme.

Hugues
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C’EST PARTI !
vendredi 07 avril 2006
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ILLUSTRATION: L’APPAREIL ACTION
Et voilà, c'est parti pour un an, 31.536.000 secondes !

Un mot au sujet du montage définitif : ayant tout d'abord pensé qu'il serait plus simple d'arrimer l'appareil au tronc d'un arbre, j'ai finalement opté pour la fixation au sol pour des raisons de stabilité. 3 piquets métalliques profondément enfoncés soutiennent l'appareil, ils ont été garnis de mousse d'isolation en guise de protection thermique du dispositif. l'appareil est fortement sanglé et maintenu à l'arrière par un bloc de béton. Le sol est caillouteux et le dispositif est réellement stable... L'appareil a été recouvert d'un plastique noir épais et opaque - emballage pour papier photographique - afin d'éviter l'infiltration d'humidité par les joints et apporter une protection supplémentaire.

Et c'est au milieu des pots de terre cuite qui attendent un printemps qui tarde encore à venir que la caméra obscura commence son aventure...

Hugues
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À TOUT LE MOINS, C'EST LE DÉBUT DE QUELQUE CHOSE !
vendredi 07 avril 2006 ~ 14 h 45
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LE MOMENT CRUCIAL
C'est le moment précis du début de la prise de vue, nous sommes le 7 avril, il est très exactement 14h45 et je viens à la seconde d'ôter symboliquement le bouchon d'obturation de l'appareil. Tel que vous me voyez là, je suis en train de passer un cap important - à voir cette mine réjouie, on ne dirait pas - à cet instant, cela fait une seconde que je suis quadragénaire...

Hugues
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MIRACLE !
vendredi 07 avril 2006
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MOINS DE 40 CENTIMÈTRES SÉPARENT L'APPAREIL DU SAPIN
Ouf ! C'était pas loin !!!

18 h, tous les déchets sont déjà évacués et le sapin a été débité. J'ai nettoyé la zone et contrôlé par sécurité la position de l'appareil rien n'a bougé.

À 19 h, c'est comme si rien ne s'était passé...

Hugues
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SEULEMENT VOILÀ...
vendredi 07 avril 2006
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CHANGEMENT D'ENVIRONNEMENT
On ne peut pas vraiment parler d'impondérable, car l'abattage de ce sapin gênant avait été prévu de longue date, mais je ne pensais pas que ce serait justement ce jour que le forestier viendrait s'en occuper. Il est 17 h 30, la prise de vue a débuté il y a moins de 3 heures ; le tracteur muni d'un treuil et d'un solide câble métallique sont placés de manière à aider l'arbre à tomber dans la bonne direction, c'est à dire pas chez les voisins. 17 h 40, l'arbre d'une douzaine de mètres tombe au seul endroit possible, juste devant l'appareil...

Hugues
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UNE PLUIE INATTENDUE
vendredi 07 avril 2006
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LA PLUIE DE SÈVE
Dans sa chute, le sapin a happé quelques branches du bouleau sous lequel est placé l'appareil. Même si la végétation est en retard cette année, c'est tout de même le printemps, la nature a embrayé, l'arbre se réveille. C'est une véritable pluie de la sève de bouleau qui s'abat sur l'appareil photographique. La sève de bouleau n'est fort heureusement pas très gluante, mais le flux est spectaculaire. Tout au plus, cela ressemble à de l'eau légèrement sucrée. Mais en tombant de plusieurs mètres de haut, elle se mélange à la terre et forme rapidement quelques flaques à partir desquelles chaque nouvelle goutte qui tombe projette un peu de boue venant maculer l'appareil.

J'ai disposé une planche au pied de l'appareil pour limiter les éclaboussures et quelques verres pour récolter la sève, car c'est un excellent breuvage pour la santé !

Je n'aurais pas cru que mon appareil m'offrirait un verre pour mon anniversaire !

Hugues
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L'APPAREIL DANS SON ENVIRONNEMENT
vendredi 07 avril 2006
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JOUR J. L'APPAREIL DANS SON ENVIRONNEMENT
Si si, il est bien là, à gauche de l'image, entre le muret et le bouleau, juste au dessus du niveau de l'herbe...

Hugues
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JOUR #2/365
dimanche 09 avril 2006
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L'APPAREIL APRÈS 2 JOURS DE FONCTIONNEMENT
La protection en plastique, c'était vraiment une bonne idée.

Hugues
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LES PREMIÈRES JONQUILLES
dimanche 16 avril 2006
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UN SIGNE DE L’ARRIVÉE DU PRINTEMPS?
Toujours imperturbable, immobile comme le roc, stoïque face à l’adversité des intempéries la caméra obscura poursuit sa mission...

Hugues
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LES ÉLÉMENTS SE DÉCHAÎNENT
vendredi 12 mai 2006
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SPECTACULAIRE AVERSE DE GRÊLE
Il faut en faire l’expérience, placez un appareil si rudimentaire soit-il à l’extérieur et il semble que les conditions climatiques deviennent plus sévères qu’à l’habitude. En réalité, une averse de grêle n’a rien d’extraordinaire. Une épreuve supplémentaire pour la protection de l’appareil qui a bien résisté à la mitraille.

Hugues
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CHANGEMENT DE DÉCOR
dimanche 25 juin 2006
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CHANGEMENT DE DÉCOR
Le jardin à s’est enfin paré de couleurs plus attrayantes, il n’y a aucun incident à signaler jusqu’à présent, après que tout a baigné au sens premier du terme, et je devrais même dire du therme, à présent ça baigne tout simplement.

Hugues
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LA VIE S'ÉCOULE PAISIBLEMENT
lundi 17 juillet 2006
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Scène bucolique, on dirait qu’il y a quelques curieux qui s’intéressent à mon travail !

Hugues


moineau2
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C'EST MAINTENANT L'AUTOMNE
mardi 3 octobre 2006
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SIXIÈME MOIS DE PRISE DE VUE
Après un été de tous les records, juillet caniculaire, les déluges d’août, et un mois de septembre agréable, nous voici arrivés à l’arrière-saison et pratiquement à mi-exposition dans quelques jours. Les inspections du dispositif ne révèlent toujours aucun problème majeur hormis un peu de traces de rouille sur la surface métallique du sténopé. Un examen au compte-fil ne révèle pas de détérioration du sténopé proprement dit.

Hugues
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BOMBARDEMENTS
jeudi 2 novembre 2006
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C’EST SOUS CE BOULEAU QUE CE TROUVE L'APPAREIL!
Depuis quelques jours, des nuées d’étourneaux font escale dans les arbres du jardin. Des volées composées de centaines, peut-être même de milliers d’oiseaux campent soudainement sur les arbres du jardin et alentours. Dans un vacarme assourdissant de sons grinçants, de crécelles et de gargouillements, les étourneaux se concentrent quelques instants dans une zone restreinte, se posant à la cime des arbres pour s’envoler peu de temps ensuite d’un seul élan. Cet essor pouvant être décrit en 3 temps sonores : un bref silence soudain puis un bruit spectaculaire qui n’est pas sans rappeler un roulement de tambour et pour terminer, alors que la volée s’éloigne, la déflagration au sol des “bombes” flasques. Au sol, mieux vaut s’abriter pour ne pas essuyer l’un ou l’autre de ces tirs intempestifs, car là où les étourneaux ont pris leur envol, le terrain reste maculé d’impacts blanchâtres presque comme s’il avait neigé. L’appareil-sténopé se trouve justement au pied du bouleau représenté ci-dessus. Par miracle, elle a été relativement épargnée.

Hugues
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Joyeux Noël & Bonne Année !
vendredi 22 décembre 2006
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SEASON’S GREETINGS
Chaque année, c’est la même angoisse: aurons-nous un Noël blanc? Cette fois, c’est mal parti mais dans notre région, le temps peut très vite évoluer. Le sténopé connaîtra-t’il la neige cet hiver? Nul ne le sait, mais ce qui est certain, c’est que quelques représentants du peuple du jardin semblent bien décidés à faire la fête au pied du vieux bouleau. Un Joyeux Noël et une paisible année 2007 à tous!

Hugues
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PÉRIODE HIVERNALE
jeudi 8 février 2007
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UN PEU DE NEIGE
Ce sera peut-être la seule occasion de publier une image plus hivernale.
Nous sommes maintenant à moins de 2 mois de la fin de cette expérience et il est intéressant de considérer ceci : que représentent ces 60 jours restant par rapport à l’ensemble de l’expérience ?
Supposons que si par le plus grand des hasards, l’exposition théorique correcte de cette prise de vue est exactement de 1 an (abstraction faite de l’écart à la loi de de réciprocité) et si elle devait être interrompue aujourd’hui, le négatif ne serait sous-exposé que de 1 sixième de l’exposition. Étant donné qu’en photographie les valeurs repères habituelles sont étalonnées par incréments de 1/3 de diaphragme, nous aurions une erreur de 1 demi-tiers de diaphragme, c'est-à-dire négligeable.
Supposons maintenant au contraire que je décide de prolonger la durée d’exposition de 1 an, (toujours en faisant abstraction de l’écart à la loi de réciprocité) au bout de 2 années de prise de vue, j’aurais une surexposition théorique de 1 diaphragme, ce qui n’a rien de dramatique pour un cliché en noir & blanc, disons même une erreur de +2 diaphragmes dans une certaine mesure demeure exploitable. Ce qui correspondrait à 4 ans d’exposition théorique. En réalité, prenant en compte la sensibilité réelle de la pellicule et sa divergence de réciprocité par rapport à un accroissement mathématiquement constant de l’exposition, il est même plausible de croire qu’une exposition prolongée à 10 ans serait toujours exploitable !
Et dans le sens inverse, une exposition limitée à 2 mois seulement !

Voilà de quoi méditer sur nos rapports spatio-temporels !

Hugues
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PÉRIODE HIVERNALE
jeudi 15 février 2007
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Après la neige... Les perce-neige.
En réalité, ils n’ont rien percé du tout, un jour c’est l’hiver, le lendemain le printemps et demain...
Pourquoi faire une photographie à l’exposition de 1 an quand on peut avoir les 4 saisons en 4 jours ?

Hugues
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GROS PLAN
vendredi 16 mars 2007
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LA CORROSION DU STÉNOPÉ
Illustration de l’état du sténopé.
Il n’est plus très propre, il n’est plus très mince, il n’est plus très rond, c’est l’effet de la corrosion.

Il faut au minimum 80 à 100 ans pour que la biodégradation d’une cannette de boisson gazeuse en aluminium s’accomplisse dit-on, mais en ce qui concerne un sténopé confectionné à partir d’un fragment de ce type de récipient, je ne parierais pas sur 10 ans !

Hugues
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PÉRIODE HIVERNALE
vendredi 16 mars 2007
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APRÈS LES PERCE-NEIGE... LES JONQUILLES
La dernière ligne droite promet d’être contrastée !
Voyons en parallèle l’article du 16 avril 2006 qui était intitulé “Un Signe de l’Arrivée du Printemps”. Onze mois plus tard, les jonquilles ont déjà refleuri dans un décor printanier, baigné de soleil. C’est oublier un peu vite qu’il reste 5 jours d’hiver. Si j’en crois la météo de ce matin, il est possible que d’ici 3 jours, le contexte paysager soit à nouveau bouleversé.

Hugues
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SAINT JOSEPH
lundi 19 mars 2007
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À SAINT-JOSEPH BEAU TEMPS, PROMESSE DE BON AN.
À SAINT-JOSEPH BEAU TEMPS, PROMESSE DE BON AN.

La transfiguration annoncée du temps est bien en train de se produire. Plus que des giboulées, un nouveau caprice climatique. Un tapis de neige dont la fine trame cristalline s’est tissée nuitamment s’étend sur le sol. Les jonquilles à la silhouette naturellement voutée semblent ployer davantage sous leur lourd fardeau neigeux. Leur charge promet d’être bien plus lourde dans les jours qui viennent, mais pour l’heure, la température reste clémente et l’ouvrage se parfile rapidement sans que Pénélope y soit pour quelque chose.
C’est une bonne chose, car d’autres dictons objectivent : “Froid à la Saint-Joseph, annonce pour bientôt la neige” ou “Chaud à la Saint-Joseph, l'été sera bref”.
Ils sont fous ces dictons !

Hugues



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SAINT JOSEPH... LA SUITE
lundi 19 mars 2007
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À SAINT-JOSEPH BEAU TEMPS, PROMESSE DE BON AN.
Vers 15 h 30, les jonquilles ont redressé l’échine et ont repris leur posture indolente et langoureuse !

Hugues
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mardi 20 mars 2007
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UNE PIE AU PRINTEMPS, ANNONCE LE MAUVAIS TEMPS
Il n’y a rien d’extraordinaire à voir de la neige à cette époque quant aux pies, il y en a ici toute l’année.
D’un avis personnel, je pense que les bulletins météo ont souvent tendance à exagérer le côté sensationnel. Ce que l’on appelait il y a quelques années encore “giboulées de printemps” est devenu “situation chaotique” aujourd’hui. Le climat change indéniablement, et sous nos latitudes au régime continental tempéré, cela ne se ressent pas autant qu’à d’autres endroits du globe, pas encore…
Il nous manque en outre une éducation citoyenne universelle d’un bon sens raisonnable. Sans psychose, mais sans hypocrisie non plus et surtout sans déni de responsabilité.
La paranoïa est le recours légitime des médias pour éveiller les consciences individuelles, pour caractériser l’urgence ; mais, si tout le monde n’a pas encore compris les mises en garde des météorologues, c’est la nature elle-même qui se chargera de la suite de la leçon.
Et la nature, elle n’est ni savante, ni économiste, ni politicienne ; pour certains, elle est encore un Dieu.

Hugues
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L’appareil sous son chapeau de neige, vers 8 heures ce matin

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Les jonquilles semblent faire une dernière révérence à l’appareil sténopéïque.
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PRINTEMPS
mercredi 21 mars 2007
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PRINTEMPS
Le vert des prairies se fait plus tendre, les bourgeons se multiplient, les premières fleurs apparaissent…
Mais voici qu’en ce moment, 20 minutes à peine après avoir pris cette vue, il neige à nouveau, avec du vent et de la grêle, comme dans un vrai blizzard.
Les giboulées, c’est aussi ça le printemps.

Hugues


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FIN DE L’EXPOSITION
samedi 7 avril 2007
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OBTURATION ET DÉVELOPPEMENT
14h45, fin de l’exposition et développement du plan-film un peu plus tard… Toute une journée sous le signe de la photographie, au programme : présentation pour la première fois de l’assemblage de la prise de vue de 188 clichés séquentiels, prises de vues au sténopé et clôture symbolique de cette prise de vue dont l’exposition a duré une année. Ne faisons pas durer plus longtemps le suspense ; le négatif est maintenant développé, mais à l’heure où j’écris ces lignes, il n’est pas encore sec. Il faut dire que l’issue de cette expérience a pris une tournure que je redoutais en un sens, mais qui d’une certaine façon relève d’une symbolique assez forte si l’on envisage l’expérience d’un point de vue philosophique.
Hugues
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LE RÉSULTAT...
dimanche 8 avril 2007
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LE PLAN-FILM
En fin de compte, le plus frustrant, c’est de ne pas savoir si ce négatif a été surexposé ou sous-exposé. L’erreur que j’ai commise est d’avoir sous-estimé l’impact de la condensation dans l’appareil. Bien que l’appareil ait été placé dans un endroit relativement ombragé, la couverture étanche du dispositif a en réalité favorisé un véritable effet de serre avec en conséquence une condensation trop importante et formation de moisissures. Cette moiteur ayant probablement été accrue à l’intérieur même de la chambre noire par l’infiltration inévitable d’eau au travers l’ouverture du sténopé.

C’est sur cette réflexion que j’ai commencé hier la réalisation du nouveau dispositif.

Hugues
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NOUVEAU DISPOSITIF
dimanche 8 avril 2007
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CECI N’EST PAS UNE RUCHE.
TENTATIVE #2

Le cahier des charges reste inchangé, à savoir qu’il n’y aura aucuns frais de construction. Tout est fabriqué à partir de matériaux récupérés. L’appareil sera donc remis à neuf avec un nouveau sténopé et une amélioration du dos est prévue.

Le refuge sera un véritable mini-abri (photo) au sein duquel l’appareil bénéficiera d’une meilleure ventilation et d’une protection aux intempéries accrue.

Si au bout du compte les problèmes rencontrés se représentent, je pourrai toujours me reconvertir dans l’apiculture ; j’ai déjà le titre de l’exploitation (en anglais s’il vous plaît) : “THE HIVES’ BEE HIVES”……(that is the question).

Hugues
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NOUVEAUX TESTS
mercredi 11 avril 2007
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À PROPOS DU FILTRE
Le modus operandi de la première tentative était simple : on photographie d’abord et on fait les test préliminaires ensuite…

Le filtre de la prise de vue est un Neutal Density 120 (rebaptisé depuis par le fabricant ND 6.0) D’après la fiche technique, il n’est pas conçu pour l’observation directe du soleil, mais en réalité, le ND 120 est tellement opaque qu'il bloque pratiquement tout le spectre visible (il atténue 1 000 000 de fois la lumière - 20 stops), on l’utilise donc surtout pour photographier les UV extrêmes.

Je supposais qu’une exposition prolongée de 20 diaphragmes suffirait à “percer” cette opacité ou tout au moins à enregistrer les UV proches de la sensibilité spectrale de la pellicule utilisée, pour laquelle le fabricant indique une réponse à des longueurs d’onde de moins de 400 nm jusqu’à un peu plus de 650 nm environ. C’est à dire une sensibilité aux environs des UV-A proches jusque pratiquement au seuil des infrarouges.

Voici un test que je n’aurais de toute façon pas pu réaliser en avril 2006 par manque de soleil :

Ce dimanche, la luminosité correspondait à environ IL-16 (à 400 ISO) ce qui correspond en terme d’exposition à 1/2000 sec. et F 1:5,6.

J’ai donc placé une pellicule de 400 ISO dans un appareil avec l’optique ouverte à F 5,6 et multiplié mon 1/2000 de sec. par 20 stops soit 8 minutes d’exposition théorique environ avec le filtre ND 120.

J’ai effectué plusieurs vues avec et sans contrejour et plusieurs expositions pour chacune d’elles échelonnées de 8 minutes à 1 heure.
Parallèlement, j’ai aussi accompli ce test avec un appareil numérique.

Étrangement, rien n’est apparu sur la pellicule (hormis dans les vues où le soleil était en parfait contrejour), même dans les vues surexposées.
Par contre, l’appareil numérique a produit de l’image si dessus avec une exposition de plus de 695 secondes.

Puisque le soleil était toujours de la partie lundi, j’ai recommencé l’expérience en étant beaucoup moins timide sur la surexposition puisque j’ai repris les mêmes temps de pose, mais cette fois avec la pleine ouverture de l’objectif (F 1:1,4) et pour finir la pellicule en beauté, une exposition qui a duré le reste de la journée, c’est à dire 8 heures en situation pleinement ensoleillée et à pleine ouverture, mais avec l’appareil dirigé plein nord, donc pas de contrejour. Quels sont les résultats ?

Clichés parfaitement vierges.

Quant à l’illustration ci-dessus, elle est en réalité une image infrarouge (avec donc un léger décalage de la mise au point).

L’explication est simple : tous les capteurs numériques, CCD et CMOS sont sensibles aux infrarouges, celui de mon appareil, type CCD répondrait à plus de 950 nm d’après les données du fabricant.

Si la photographie de 1 an avait existé, nous aurions dû voir le trajet du soleil répété en demi-cercles parallèles et la maison, l'arbre, etc. en ombres chinoises. Il est impossible que le négatif ait été surexposé !

Hugues
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La ruche est en place !
mercredi 18 avril 2007
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CONSTRUCTION DU NOUVEL ABRI & NOUVELLE STRATÉGIE
Le nouvel abri de l’appareil est enfin terminé et en place.
Il est fabriqué exclusivement à partir des vestiges d’une ancienne cloison lambrissée attendant une seconde vie au fond de la cabane à outils. Le socle en béton est une ancienne dalle de cheminée recyclée… en dalle de béton qui n’avait jusque-là pas encore retrouvé de véritable utilité.
Dont coût : 0,00€

Hugues
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Mise en place de la dalle, le 8 avril
L’appareil de prise de vue est toujours en phase de révision et de réadaptation. Ainsi que je l’avais statué précédemment, le point de vue et l’appareil héroïque sont conservés.

Hugues
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L’abri dans son emplacement 10 jours plus tard
Plusieurs paramètres de la première expérience seront modifiés, ces adaptations feront l’objet d’un article prochainement.

Hugues
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UN NOUVEAU TEST D'UNE DURÉE D'UN MOIS
mardi 12 juin 2007
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UN MOIS S’EST ÉCOULÉ
Nouveau test préliminaire, 1 mois d’exposition

Du samedi 12 mai 2007 à 13h30
au mardi 12 juin 2007 à 13h30

Voici le résultat de cet essai. Ce n’est pas visible ici, mais en réalité, le négatif présente de très légers détails dans les ombres profondes bien que le rendu soit exagérément diffus en raison notamment de la nature du filtre principal (un négatif 35 mm noirci).
Les lignes blanches obliques sont les traces du soleil couchant (l’appareil est dirigé vers l’Ouest) Reste à effectuer d’autres essais pour améliorer le vignettage et le rendu général. La limitation de cette diffusion nécessitera probablement l’acquisition d’un filtre neutre, d’une opacité moindre que le ND 120 de la première expérience.

Hugues
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SECONDE TENTATIVE
lundi 7 avril 2008
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Une photographie à l’exposition de longue durée : Nouveau départ
C’EST REPARTI POUR UNE ANNÉE !

Départ d’un nouvel essai et fin d’un long silence cybernétique, que se passe-t’il depuis le 12 juin 2007 ?
Le projet a-t’il été abandonné ? Non, au contraire, il a mûri. Il ne m’a plus semblé nécessaire de faire des essais ou des calculs utopiques. Cette prise de vue doit rester parrainée par l'inattendu sous le patronage de l'improbable.

Le temps nous échappe. Chaque seconde qui s'écoule appartient aussitôt au passé. L'être vivant se fixe des termes, courts, moyens, longs, peu importe, le temps vient à bout de toutes les échéances, inexorablement. Seul l'espace peut lui tenir tête, car tous deux sont infinis...

Et si tout se passait comme si la perception du temps était proportionnelle à la durée de vie. Un an, c'est très long quand on est jeune, car cela représente une fraction importante de ce que l'on a déjà vécu ! Mais plus on avance en âge et plus le dénominateur de la fraction augmente.
Alors, qu'est-ce que cette drôle de boîte qui a la prétention de pouvoir immortaliser le temps vient faire au milieu de cette inaltérable course à l'infini ?
L'infini se moque d'un an comme de sa première seconde si tant est qu'il y en eût une...
Et voilà la dure loi de la relativité ainsi exprimée.

Allons-y donc pour un nouveau tour de calendrier, en route pour quatre saisons

Hugues
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1 AN
08 avril 2009
HUG_8967
Cette fois, le sténopé n'a pas filtré que la lumière. Il restitue le temps, dont la durée aurait pris la forme imprécise d'un ruisseau qui s'écoule. Le ciselage des matières et détails effacés par ce fluide si vif qu'il n'en demeure que les contours, tracés par la course de l'astre de la lumière.

L'enceinte du temps, un petit bout de pellicule, quelques centimètres carrés sur lesquels se trouve condensée une année d'exposition précisément. Un an de parfaite immobilité contemplative face aux intermittences météorologiques du cycle des saisons, par-devant l'activité humaine, animale, végétale et des successions astronomiques, de jours et de nuits.

Une synthèse dans les grandes lignes d'une période symbolique, une révolution!

Hugues
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